• Poèmes / Auteurs / Influences

    Des textes connus, d'autres moins célèbres,  et les miens... Lorsque l'on est vivant, on ressent parfois une sorte de spleen, la mélancolie coule dans nos veines et on voudrait partir, et lorsque l'on est mort, passé de l'autre côté, il arrive que l'on regrette notre vie d'antan et l'on voudrait revenir parmi les vivants... Dilemme insolvable, ou injustice cruelle ? (Les textes non signés sont de moi.)

     

  • Cela fait aujourd'hui un an, si c'était à refaire, cela se passerait tout à fait différemment maman... Tu m'as inspirée un soir du mois d'août, alors que je fumais une cigarette à la fenêtre de ma chambre, j'ai cru entendre ta voix me disant "Tu fumes trop", phrase que tu me disais à chaque fois que j'allumais une cigarette en ta présence... J'ai levé la tête et j'ai vu ce pigeon, assis de profile sur une cheminée, la tête inclinée vers moi, me regardant avec insistance pendant quelques minutes...

     

    Tout doit être beaucoup plus beau de Là-Haut,

    Par-delà les toits de ma ville nouvelle, les couleurs

    Se font friedrichiennes, l'or se mêle au rose lumineux,

    Ce spectacle est un réel ravissement pour les yeux.

    Le soleil couchant pare le ciel de nuances sans pareil.

    Vois-tu ce que j'observe ? Ou est-ce encore meilleur !

    Admires-tu des couchers, des aubes dignes d'un Eldorado ?

    Installée à ma fenêtre, je regarde cet oiseau, il semble

    Me dire que je fume trop ! J'hallucine, je fantasme certainement.

    C'est un fait, ton absence est pesante crescendo, malgré

    Nos mésententes, La carences de mots, tu me manques tant

    Et tant encore, Maman... J'espère sincèrement que je saurais

    Te rendre fière de moi, devenir autre que cet être "irréalisable" !

    Maman

     


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  • Poème dont l'écriture a débuté le 7 juillet, s'est poursuivie le 25 puis aujourd'hui, le 31... Le chemin de l'introspection est long souvent, parsemé de doutes, de questionnements, d'illuminations... Il ne faut pas s'en étonner. Heureux ceux qui ne l'empruntent pas ! Je plaisante, je préfère être consciente, capable d'introspection, de remise en cause de mes actes, de ceux que j'aurais dû commettre, de mes paroles, plutôt que de garder la tête sous terre et attendre je ne sais quoi, je ne sais qui, qui me sauverait...

     

    J'y pense et puis j'oublie, punaise, satanée maladie !

    Je m'"aventure" dans la jungle urbaine, mon Dieu

    Que vos créations, entendez créatures, parfaits ahuris,

    Spectres égarés, errant dans je ne sais quels lieux,

    Esprits et coeurs arides, existences déshumanisées,

    Sont tout cela et plus encore, à La bêtise abonnées.

    Pour quelles raisons, Diable, persister, vous agripper

    À cette décadence ? Un embryon de réflexion m'amène

    À envisager que votre extraordinaire, incroyable diversité, 

    Je le savais, ça va mieux en le disant, vous montre tiraillés

    Par mille maux, à tout le moins, c'est ce que vous croyez.

    Meurtrissures profondes, saurons-nous un jour Pardonner ?

    L'indifférence, l'incompréhension, cet horrible désintérêt

    De ceux qui ont le devoir de nous protéger, de nous assister...

    Je préfère en rester là et m'orienter vers un meilleur lendemain,

    Me consacrer à de saines activités, lire, écrire et puis pleurer, prier,

    Pour le salut de nos âmes, celles des brebis égarées, troupeau

    Auquel j'appartiens. Je ris aussi, par je ne sais quel miracle, je renaîs,

    Je souris à mon prochain, franchement, sincèrement. Enfin, 

    Il tardait à venir ce jour où je saurais, les armes baissées, me livrer,

    Sans honte, ça me fait du bien. Je ne veux pas l'usurper, son fardeau

    Est bien trop lourd pour moi, mais je le citerai, Que celui qui n'a jamais

    Péché jette la première pierre, à Marie Madeleine la prostituée pardonnée.

     

     

     

     


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    Parfois un vague sentiment, une intuition, tenace impression,

    Me vient, j'en suis totalement imprégnée, juste une illusion?

    Aujourd'hui encore, plus que jamais, bien moins que demain,

    Je rêve, parfois éveillée, sans trêve. Ces passagers clandestins,

    S'invitent sans nul égard pour moi, de manière effrontée.

    Je "pense", ce qu'il(s) ressent(ent), impuissance, peur, honte,

    Fatigue, colère... Je m'impose le silence, combat la culpabilité.

    Je vous invite à en faire de même, l'existence n'est pas un conte,

    Les fées s'en sont allées, depuis fort longtemps ! S'écoule satané

    Temps, inexorablement, trop lentement et parfois pas assez ?

    Je médite, tu absorbes mes pensées, Maman, notamment, 

    Que je croyais infatigable, inépuisable source de courage,

    Je savais ce qui se tramait en toi, tes espoirs déçus, talent

    Insaisissable de l'attente, espérance, autant aller à l'abattage !

    Tu as été injuste, la vie ne l'a-t-elle pas été aussi avec toi ?

    Mal guidée, mal aimée, malmenée, cumule de tes mauvais choix.

    C'est à notre portée, il ne tient qu'à nous de prendre Les décisions.

    Je ne veux pas chuter dans n'importe quelles considérations,

    Ces présages, ces prémonitions(?), si subtiles manifestations,

    Empreintes de divination, ne me trompent que rarement. "On"

    En rit, "on" prend cela à la légère, "on" crie à l'aberration... "On"

    Ignore, "on" s'égare, et c'est bien connu,"on" n'est qu'un con !

     

    (..."Waiting for someone or something to show you the way...

    You are young and life is long, and there is time to kill today,

    And then one day you find, ten years you've got behind you,

    No one told you when to run, you missed the starting gun"...

    And you run, and you run to catch up with the sun, but

    It's sinking ...But you're older, shorter of breath, and one

    Day closer to death... The time is come, the song is over...

    Home, home again, I like to be here when I can, when

    I come home cold and tired, it's good to warm my bones

    Beside the fire...".

    Ce n'est pas de moi, mais des Pink Floyd. J'ai déjà mis la chanson dont sont extraites ces paroles sur ce blog, Time. Parce que le temps nous est compté, inutile de languir, lorsque nous nous retournerons, qu'aurons-nous laissé sur notre passage, dans la mémoire des autres et dans la notre ? )

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  • L orsque j'écris, mes inspirations sont variées, elles sont influencées par mon état d'esprit du moment présent, de ceux du passé, et s'orientent vers l'avenir. Le poème intitulé Incroyable Faculté de Fabuler germait en moi depuis quelques temps, de même pour celui qui vient, lequel a été mis en forme hier. Je vais noter dorénavant ces influences, toujours dans le soucis de ne pas les oublier, de ne RIEN oublier, j'entretiens une sorte de devoir de mémoire...

    Hier, alors que j'étais chez mon kinésithérapeute, allongée sur une table de massage, des électrodes collées sur les cuisses, j'ai écrit ces quelques lignes, parce que depuis peu, je ne sors plus sans mon carnet et des stylos à portée de main.

     

    En voila une maîtresse, conjointe capricieuse,

    Éternelle insatisfaite, par trop malheureuse ?

    En voici une institution exagérément épineuse,

    Tyrannique au possible, destructrice, silencieuse,

    Peureuse. Elle attire, révulse, puis demanderesse,

    Vous engage, érode la plus solide des robustesses.

    Les yeux précautionneusement maintenus clos, 

    Elle assiste dans la torpeur consentie au chaos.

    Fille du "plus froid de tous les monstres froids",

    Elle répond par l'affirmative aux attentes, parfois

    Même que le Père n'exige pas. Ses missions coûteuses,

    Enthousiasmantes, ne me font éprouver aucun regret,

    Hormis celui de m'avoir éloignée de l'être aimé,

    À une époque aujourd'hui révolue, si j'avais su...

    Sa gestion m'a fortement déplue, hordes d'officiers,

    Hommes dévoués, rompus. S'il m'était donné

    De retourner en arrière, je ne déambulerais plus

    À ton pas, Sacro-sainte Mère Gendarmerie enrôleuse.

     

     


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  • C'est dément, cette incroyable faculté de fabuler !

    Il ment, tel un "arracheur de dent" ! S'il te plaît,

    Confie-moi ton secret, j'aimerais tellement savoir

    Comment tu fais. Est-ce par faiblesse ? Abreuvoir

    Délicieux de notre incroyable tendresse, repu, aveuglé, 

    Tu te fourvoies avec allégresse, admets cette contrevérité,

    Tu m'aimes, tu l'aimes, il vous aime ! Qu'à cela ne tienne,

    Désinvolte jusqu'à la trame, tu causes, aggraves ma peine.

    Aimer, le dire, parfois l'écrire, n'est-ce pas le graver ?

    Dans le coeur, l'âme, le corps, l'incruster, à jamais ?

    Tu galvaudes ce verbe. Je suis probablement candide,

    Je préfère spontanée, sincère, entière, pas cet humanoïde.

    Que celui qui me lit m'entende, m'approuve, me suive ! 

    A des lieues d'être agressive, je suis une femme combative,

    Impulsive ? Réfléchie tout autant, je vais de l'avant. Déçue ?

    Excédée par les surprises de la vie, parfois je n'en peux plus,

    Par-dessus tout, je n'en veux plus ! En cela, je suis résolue.

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